Sarah, l’une des reines de la bataille de fleur en compagnie d’Annie Sidro.

Sarah, l’une des reines de la bataille de fleur en compagnie d’Annie Sidro.

Sarah, l’une des reines de la bataille de fleur en compagnie d’Annie Sidro.

Sarah, l’une des reines de la bataille de fleur en compagnie d’Annie Sidro.

Les reines de la bataille de fleurs!

Carnaval sans Frontière a pu s’entretenir un moment avec les reines de la bataille de fleurs du carnaval Niçois.

Sarah, Caroline et Laurène ont fait partis du défilé durant trois semaines. Le rythme est soutenu pour ces trois jeunes filles qui terminent à peine les championnats de France de gymnastique rythmique en équipe ou elles ont décrochées la quatrième place. Sarah qui vient de passer ses épreuves de bac blanc, se prépare déjà pour le championnat de France en individuel mais elle nous assure qu’elle n’aurait manquer les batailles de fleurs sous aucun prétextes. La sélections pour le défilé n’est pourtant n’est pas prise a la légère. Elles sont 28 jeunes filles a monter sur les chars, elles était 100 candidates au départ. La sélection est rude, certaines viennent d’agences de mannequins, d’autres sont étudiantes. Pour Sarah, les défilés et l’esprit du Corso, c’est un air de famille. Petite fille de carnavalier Niçois, elle est la première de la famille a monter sur un char de la bataille de fleurs. Ernest Sidro, son grand père, a beaucoup œuvré pour le corso Niçois et Annie Sidro, présidente de l’association Carnaval Sans frontières se réjouie de l’entrée en scène de la génération nouvelle.



«  Le plus excitant, c’est le moment ou l’on monte sur le char, lorsque tout démarre! J’aime ces sensations, comme pour entrer en scène. On fait vraiment partis de la fête. » Nous confie Sarah.



Les reines des fleures arrivent à sept heure du matin dans les loges. Des maquilleuses, coiffeuses et habilleuses s’affairent alors jusqu’en début d’après midi pour préparer les 28 jeunes filles qui représenterons les structures florales. Sarah est sur le char du rugby. Elle nous avoue que le choix ne leur est pas donné ou tout au moins, c’est leurs tailles et leurs sculptures qui décident à leurs place. La costumière attribut et retouche les costumes en fonction des filles afin que l’habit, puisse mettre en valeur la mannequin.



Caroline participe à la bataille de fleur pour la quatrième fois. Elle a commencé a 18 ans.

« Par rapport aux autres années, il y a d’avantage de proximité avec le public. Les tribunes sont plus proches de nous, les chars sont plus fleuries, plus grands également. »



A l’heure de la clôture du défilé de la journée, les filles se changent et se démaquillent, certaines filent rapidement pour d’autres rendez vous ou représentations. A l’heure ou nous parlons, la journée a été longue et il leurs reste encore 4 défilés. Sarah, Caroline et Laurène seront, elles l’espèrent, au rendez vous l’année prochaine, si par bonheur, une compétition de gymnastique ne les empêche pas de se représenter. Pour les jeunes filles, c’est également une manière de gagner un peu d’argent qu’elles dépenserons en vacances une fois l’été arrivé.

Mahogany Carnaval Band !

Mahogany Carnaval Band !

Mahogany Carnaval Band !

Carnaval Sans Frontières a rencontré Clary Salandry, créatrice et designer de la troupe « Mahogany Carnaval Band » a l’occasion de l’une de ses nombreuses apparitions durant le carnaval de Nice 2012. C’est un retour aux sources pour le groupe qui se rend à Nice régulièrement depuis 1990. Cette année la, un an a peine après sa création, a Londres, la troupe investissait l’Acropolis a l’occasion du carnaval de Nice.

Originaire des Caraïbes, Clary Salandry est une créatrice très prise. Elle vit et travaille aujourd’hui en Angleterre et partage avec Michael Ramdeen, directeur Artistique et structurel, le soin d’offrir a cette troupe, un rayonnement international.



« Nous adorons le Carnaval de Nice, un carnaval magnifique. l’environnement mis en place autour de l’évènement est fantastique, les tribunes, le public… Les gens sont très réceptifs aux artistes, ils aiment les costumes, ils sont vraiment un public merveilleux. A Nice, nous pouvons assister a un spectacle international, on peut y rencontrer des gens de nombreux autres pays, découvrir une multitude de styles, de façons de travailler, de s’exprimer, on y rencontre des troupes et des groupes aux univers très différents. Il y a dans le public Niçois beaucoup d’enfants, de familles en comparaison avec d’autres carnavals; Il me semble important que les enfants participent a cette fête. »

« Pour moi, l’esprit du carnaval c’est la joie, la gaité, l’Amour et bien évidement le spectacle! Les couleurs, les chars, les costumes et les grosses têtes doivent être forte, vibrante, impressionnante, a nous couper le souffle! Ce doit être vivant, excitant! »



La plupart des représentations du groupe se font a Londres pour des cérémonies, des spectacles ou des parades. Le travail de design est alors extrêmement complexe et la troupe doit se montrer toujours plus inventive. Ils sont de toutes les féstivités : Ils ont été présents durant la cérémonie d’ouverture du Mellenium Dôme, Le Thames Water Festival, chaque années durant le Lord Mayor’s Show mais également lors du grand carnaval de Nothing Hill. Les Mahogany participent chaque année a ce carnaval Londonien et de très nombreux costumes sont crées pour l’occasion et Ils seront réutilisés plus tard pour d’autres événements durant l’année. Mahogany est une troupe internationale, elle a participé au Chingay 2000 a Singapour, au carnaval de Trinidad, au Sweden Water Festival, également à des parades et manifestations au Danemark, aux Caraïbes en Afrique et jusqu’en Inde.



« Chaque années, nous créons de nouveaux costumes et Nice sélectionne ceux qui serons portés lors du carnaval. Les fleurs reviennent souvent dans la thématique visuelle, les fleurs qui en Angleterre annonce le printemps une fois le brouillard levé. J’aime apporter ces costumes de fleurs, tout spécialement à Nice, et entouré d’ oiseaux voltigeant et dansants tou autour. Le faisan par exemple, natif de Chine et d’Inde est aujourd’hui chassé en Angleterre, les Anglais raffolent de la chasse au faisant mais les Chinois le chassais bien avant nous! Le «  Tea-cup » cher à la tradition Anglaise également. Le thé viens d’Inde et de Chine. Le costume du dragon est également un clin d’œil aux Chinois dont l’image de cet oiseau légendaire est forte en Asie. Pour nous le Dragon est également l’histoire de George et le Dragons, un conte très populaire au Royaume-Unis. Ces costumes et ces histoires sont ainsi un rappel, un clin d’œil aux colonies Anglaises. »



Cette atmosphère si particulière rayonnant du groupe sera présente lors des grands Jeux Olympiques d’été de Londres. L’occasion pour son public d’admirer encore ces costumes emprunts de couleurs du monde entier.

Johan GARCIA, Carnavalier Nice Festivités

Johan GARCIA, Carnavalier Nice Festivités

Johan GARCIA ,la nouvelle génération des Carnavaliers Niçois

Johan GARCIA , la nouvelle génération des Carnavaliers Niçois.

Un CARNAVALIER COMPLET , IMAGIER, SCULPTEUR ET PEINTRE  

 Yohann Garcia est carnavalier à Nice depuis quinze ans aujourd’hui mais

ses plus lointains souvenirs du grand corso Niçois remontent à l’année 1988

avec le grand char de l’aigle, de Jean-Pierre Povigna toujours dans sa mémoire.

 Johan avait à peine cinq ans.

C’est une passion enfantine qui le pousse, dès l’âge de sept ans à la

construction de chars miniatures en légos puis vers l’âge de douze ans, ses

premières créations en modèles réduits au moyen de plâtre et avec tous les

matériaux à disposition sous la main. Du polystyrène à la pâte à fixe, en

passant par la terre glaise et le carton. «  Au départ, c’était un très

mauvais carton pâte avec de la farine mal utilisée, non bouillie. »

Sa première approche avec le carnaval et les carnavaliers Niçois fut

orchestrée par la chaine de télévision  locale Canal 40, qui fut retransmise de

1992 à 2004 à Nice. Grâce à cette couverture médiatique, c’est l’image du

« jeune passionné «  très appréciée dans les coulisses du grand événement

qui  lui fera rencontrer Jean-Pierre Povigna et Cédric Pignataro . Durant cette

période, vers l’âge de 17 ans, il crée ses premiers corsos miniatures, qui

seront exposés dans des écoles Niçoises.

 «  Une trentaine de chars, motorisés, mécanisés, enluminés. C’était d’une

certaine manière pour pouvoir approcher le carnaval et pour le faire vivre

en dehors de la place Massena que j’ai créé ces corsos miniatures. Canal

40 m’a fait rencontrer les carnavaliers à la Maison du carnaval. A partir

de cette période, j’allais voir les carnavaliers dans les ateliers et je

commençais à donner des coups de mains à Cédric notamment. Je n’ai

absolument aucun diplôme., Ou si en fait J’ai un bac littéraire, (sic !)  mais je

l’ai passé pour faire plaisir à mes parents. »

 

Une modestie étonnante pour un carnvalier devenu grand !!!

 

«  A Rio? Non, je n’y suis jamais allé. Il y a 10 heures de vol! Non, non,

Je préfère la terre ferme »*

Carnaval de Viareggio 2012. Santo Subito! Char du Clan LEBIGRE, 1er prix

Carnaval de Viareggio 2012. Santo Subito! Char du Clan LEBIGRE, 1er prix

Carnaval de Viareggio 2012.

Carnaval de Viareggio 2012.

« On ne peut  que s’égarer en se rendant au défilé de Viarregio sur la certitude que le carnaval  en sa dimension première manifeste l’ivresse de l’imagination la plus débordante, la fête dans sa plus sincère expression »

Romain Vatan, Reporter Carnaval sans frontières

 

            Carnaval Sans Frontière a pris la route de la Toscane, en ce week-end du 4 et 5 février, pour aller à la rencontre du carnaval de Viareggio rayonnant sur toute l’Italie et reconnu dans son esprit méditerranéen par tous, dans le monde entier. La citadelle de Viareggio nous ouvre ses portes et libère les chars gigantesques qui paraderont tous les week end du mois de février. En forme d’ellipse, les 16 hangars de la citadelle se sont ouvert, aux yeux de tous les curieux et amoureux du carnaval nous faisant l’honneur de délivrer les visages, bras ou ailes mécaniques, bêtes merveilleuses ou effrayantes que les carnavaliers ont façonnées depuis plusieurs mois. Certains chars nous regardent par 25 mètres de hauteur, s’étendent sur 30 mètres de long.

 A  en croire Annie Sidro, présidente de Carnaval Sans Frontière et néanmoins globetrotteuse, ceux-là sont les plus grands au monde. « C’est simple, nous dit-elle, après la citadelle de Rio de Janeiro, celle de Viareggio est la plus importante, la plus imposante. »

            Nous rencontrons, en pleine manoeuvre, sur la place centrale de la Citadelle la famille Lebigre, grands créateurs et actifs au sein du carnaval de Viareggio depuis plus de 20 ans. Leur char, démesuré,  Santo Subito révèle à sa sortie, à plus de 20 mètres de haut, le visage de Silvio Berlusconi en papier mâché, entouré de ses cardinaux, Monseigneur Nicolas Sarkozy, Angela Merkel ou Barack Obama. Une satire politique qui donne le ton chaque année au Corso de Viareggio. Cette année, Gilbert Lebigre a tenté de mettre en lumière le départ controversé de l’ancien premier ministre italien en dessinant à sa manière une trainée de poudre, cotillons, masques et danses portées par ces éminents hommes de pouvoir qui ne cachent pas un soutient amical avec un Berlusconi en auréole et béatifié. Les manoeuvres mécaniques du char, propulsant « El Cavaliere » au-dessus de cette cour éclesiastico-politique en soutanes et goupillons servent une réalité moins imagée, peut-être moins discrète que ces créateurs ont su retranscrire avec talent et démesure. A l’heure du grand défilé, au coeur de l’hiver et entre chiens et loup, une centaine de danseurs suivrons le cortège aux rythmes claudiquant tantôt Clezmer, tantôt électro le long des tribunes officielles à la manière d’une parade de manifestant, festif et fou.

            Chez les Lebigre, tout le monde est carnavalier. Gilbert Lebigre et sa compagne Corinne Roger sont sculpteurs, plasticiens et scénographes, Élodie, 30 ans, leur fille aînée est chorégraphe et très impliquée dans sa carrière de productrice d’événements artistiques, Sébastien, (26 ans)  le cadet est également sculpteur, Benjamin (18 ans) est danseur.

Au sein des carnavaliers de Viareggio, il y a la famille, mais elle ne défend pas son oeuvre que par son savoir-faire, son expérience et son talent. À Viareggio le grand concours de char nourrit les carnavaliers d’une émulation saine.

C’est un orgueil, un outil qui nourrit la création, affine le savoir-faire, donne aux édifices le caractère de ses maîtres et rendent vivants, habitent d’une âme ces automates de papier mâché, de cartapesta.

 Élodie Lebigre, créatrice des chorégraphies accompagnant le cortège nous décrit son atelier devant l’un de ces antres  gigantesques aujourd’hui grand ouvert de la Citadelle. Pendant que nous voyons sortir de son abri et pour la première fois les neuf figures géantes du char Lebigre, Élodie rend à la sculpture sa dimension éphémère. Ces chars, sortant l’un après l’autre de leurs matrices occupent un passage bien visible en habillant l’espace de couleurs, de sons et de danses, le passage, la vie de l’oeuvre et de son message de la naissance vers la mort.

            Les Chars sortent les uns après les autres de l’arène et en suivant le cortège se dirigent vers la mer, nous rencontrons le roi du carnaval, Burlamacco, incarné par le chef Paolo Bonanni, cuisinier officiel des carnavaliers! Depuis huit ans, Paolo revêt le costume du monarque carnavalesque italien afin de représenter son corso et la parade dans le monde entier. Entre ses cuisines et la foule des festivaliers, son emploi du temps est chargé mais il continuera , nous dit-il, aussi longtemps qu’il le pourra de fêter l’arrivée des « fous », par amour du carnaval dont l’esprit le retient à Viareggio. Nous le quittons tandis qu’il prépare son entrée en scène et rejoignons le défilé sur la grande avenue  Carducci.

Le char d’alessandro Avanzini rend un hommage au Japon, à la catastrophe nucléaire du 11 mars 2011 en forme d’un déversement humain incandescent et d’un monstre de vagues d’eau, un Tsunami félin et indomptable. Le Phoenix de Fratello Bonetti éclaire de sa splendeur tout le corso, prêt à prendre son envol. Un dinosaure carnassier est entrainé par une foule de SOS lancés par un mouvement écologique des plus festif par Massimo Breschi. « Il fantasma, dell’opera » de Gionata Francesconi transforme le boulot en bourreau, « Grandeur » de Simone Politi et Priscilla Borri ont mis en scène un Nicolas Sarkozy Napoléonien franchissant l’Arc de triomphe à dos de destrier.

 Nous parcourons le carnaval pendant plus de six heures au milieu d’une foule se réchauffant dans l’air glacé et circulant entre les chars qui de leurs hauteurs nous défient de leurs danses et d’une énergie folle. Des troupes de hippies, des geishas en ombrelles tournoyantes, des flammes humaines et des familles de clowns s’animent toutes en même temps sous le regard des maîtres de chars orchestrant leurs troupes, en tête.

 Comme seuls garants de la conscience d’une faune endiablée, les carnavaliers, dans l’ombre, s’affairent. Certains dirigent de leurs cordes des automates au dessus de la masse, d’autres actionnent les rouages des têtes haut perchés de papier mâché, les chorégraphes manient les danses et le reste du monde est une liesse populaire et actrice d’un défilé cette fois encore invaincue par l’hiver.

            Depuis septembre dernier, les carnavaliers s’affairent à organiser la parade carnavalesque. Ils sont parfois seulement quelque un, jusqu’à une quinzaine à se retrouver chaque jour depuis plus de 4 mois. Il n’y a parfois pas de maquettes, simplement des regards, des impressions mises en commun et décidant l’action.

Le carnaval de Viareggio parait s’imprimer dans la mémoire comme l’image la plus sûre, la représentation de cette tradition la plus aboutie, l’esprit qui l’anime le plus sincère, les artistes les plus passionnés. On ne peut  que s’égarer en se rendant au défilé de Viarregio sur la certitude que le carnaval  en sa dimension première manifeste l’ivresse de l’imagination la plus débordante, la fête dans sa plus sincère expression.

Romain Vatan

Etudiant en Info.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA  TROUPE ETHNIC 97 AU CARNAVAL DE NICE.

LA  TROUPE ETHNIC 97 AU CARNAVAL DE NICE.